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Enseigner, c’est aussi transmettre de l’énergie.

Le bonheur de la classe

À partir d’une citation de William Arthur Ward, ce texte propose une réflexion sur ce qui distingue différents niveaux de posture enseignante. Il insiste sur trois exigences concrètes – maîtrise linguistique, clarté des objectifs, capacité à susciter l’enthousiasme – et rappelle que les compétences ne se transmettent pas mais se construisent dans l’action. Le « grand professeur » n’est pas celui qui en dit ou en montre davantage, mais celui qui inspire.

Rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle.

Το κείμενο, με αφετηρία μια γνωστή ρήση του William Arthur Ward, προτείνει έναν απλό αλλά απαιτητικό αναστοχασμό για τον ρόλο του εκπαιδευτικού. Τονίζει τρεις βασικές διαστάσεις – τη γλωσσική επάρκεια, τη σαφήνεια των στόχων και τη μετάδοση ενθουσιασμού – και υπενθυμίζει ότι οι δεξιότητες δεν μεταδίδονται αλλά οικοδομούνται μέσα από τη δράση. Ο «μεγάλος» καθηγητής δεν είναι εκείνος που λέει ή δείχνει περισσότερα, αλλά εκείνος που εμπνέει.

Συντεταγμένη με τη βοήθεια τεχνητής νοημοσύνης.

Qu’est-ce qu’un « grand professeur » et comment le devenir, concrètement, dans la classe de langue ?

À partir d’une citation bien connue de William Arthur Ward, cet article propose une réflexion simple mais exigeante sur notre posture d’enseignant. Entre maîtrise linguistique, clarté des objectifs et plaisir partagé d’apprendre, il invite à interroger ce que nous faisons réellement… et pourquoi.

Mise à jour d’une publication datant de 2012.

J’avais trouvé sur mon mur, chez Facebook, la traduction en grec d’une citation de William Arthur Ward :

« The mediocre teacher tells. The good teacher explains. The superior teacher demonstrates. The great teacher inspires ».

Traduite automatiquement par Google Translate, cette quadruple sentence devient, en français :

« L’enseignant médiocre raconte. Le bon enseignant explique. L’enseignant supérieur démontre. Le grand professeur inspire ».

On remarque que, dans la dernière assertion, le mot « enseignant », précédé de « grand », a été traduit par « professeur ». Ce ne doit pas être un effet du hasard. Et chacun de se poser la question existentielle : « Suis-je un grand professeur ? »

C’est qu’à force de se concentrer sur les caractéristiques et les particularités des publics d’apprenants auxquels nous nous adressons, nous oublions peut-être parfois d’analyser nos propres traits, de dresser notre profil d’enseignant, pour nous améliorer encore.

Nous pourrions ainsi nous concentrer sur les caractéristiques qui touchent à notre personnalité, à notre connaissance de la langue française, à nos compétences didactiques et pédagogiques, à nos comportements.

Dans un très bon livre, Faire classe en FLE. Une approche actionnelle et pragmatique [1], des questionnaires d’autoévaluation et des seuils d’interprétation sont justement proposés aux enseignants qui désirent mieux se connaître… et devenir meilleurs.

Questionnements supplémentaires

Aux questions qui y sont posées, j’ajouterais celles qui suivent :

Puis-je prononcer parfaitement ce que je demande de prononcer à mes élèves ?

Est-ce que je distingue clairement les sons |ə|, |e|, |ɛ|, |ø| (le pays / les pays, de/deux/des, mangé/mangeait), |ɔ̃|, |ɑ̃|, |œ̃|, |ɛ̃| vs |ɔn|, |ɛn|, |yn|, |in| (bon/bonne, sans nature / sa nature, un/une, italien/italienne, etc.), |y|, |u|, |i| (du/doux/dit), |s|, |z| (ils ont / ils sont), |ʃ|, |s| (caché / cassé), |ʒ|, |z| (les jeux / les œufs) ?

L’enseignant qui pense que l’audition par les élèves de documents oraux authentiques suffira à leur faire apprendre à reconnaître et à bien prononcer les sons de la langue française se trompe lourdement. Un professeur de langue est aussi un expert. Et à ce titre, il doit pouvoir juger de la qualité des productions orales de ses élèves et pouvoir les corriger.

Est-ce que je contrôle à la fin de chaque leçon si les élèves ont développé les compétences qui constituaient l’objectif du cours ?

Cette question suppose bien entendu que nous avons aussi en tête les objectifs précis servis par les activités d’apprentissage que nous organisons… et que ces objectifs sont formulés dans des termes compatibles avec l’approche communicative et avec la perspective (co-)actionnelle de l’usage et de l’apprentissage des langues.

L’enseignant doit fixer des objectifs bien clairs pour une seconde raison aussi : parfois, dans les manuels, des activités ne servent pas ou servent mal les objectifs annoncés. Le professeur peut alors modifier, détourner, compléter, voire remplacer ces activités et rendre ainsi son cours beaucoup plus efficace.

Ai-je fait partager un enthousiasme pour la découverte de la langue française et des cultures francophones ?

Cette découverte ne doit pas nécessairement constituer un objectif en soi, mais elle peut être un instrument qui conduit à la satisfaction de besoins sociaux, à la réalisation d’ambitions académiques ou professionnelles, par exemple.

Et tant qu’à faire, cette découverte ne doit-elle pas se dérouler dans un climat de joie partagée ?
C’est pour cela que l’on peut préférer l’organisation d’activités ludiques avec les plus jeunes, de projets socioculturels (animations, échanges, mobilité, réseaux sociaux) avec les adolescents, de collaborations véritables entre jeunes adultes.

Retour à Ward.

Mais revenons à la citation de Ward.

« L’enseignant médiocre raconte ».

Pourquoi ne pas simplement raconter ? Parce que raconter, c’est seulement transmettre. Et qu’à la différence des connaissances, les compétences ne se transmettent pas – elles se développent, s’acquièrent, dans et par l’action.

« Le bon enseignant explique. L’enseignant supérieur démontre ».

Les élèves comprennent le pourquoi des choses. Mais sont-ils ensuite capables de découvrir seuls le pourquoi d’autres choses ? Ont-ils appris à apprendre ?

« Le grand professeur inspire ».

Il rend curieux, il fait naître la motivation, il éveille une vocation. Il partage une passion. Il est heureux…

__________

[1Robert, J.-P., Rosen, É., & Reinhardt, C. (2001). Faire classe en FLE : Une approche actionnelle et pragmatique. Hachette.


Professionnel de l’enseignement supérieur et de la recherche depuis plus de trente-cinq ans, ancré en linguistique et en didactique des langues, avec une spécialisation en …

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